NO-LITA,
marque de vêtements surfe sur les affiches publicitaires du NO-ANOREXIA
grâce aux clichés provocants du photographe italien Oliviero Toscani.
Si les autorités italiennes ont approuvé, la France s'y est opposée.
Retour sur une maladie trop souvent mal comprise.
C'est une chambre décorée de photos décalées et gaies, de posters
colorés et de peluches bariolées. C'est la chambre de Doriane, 17 ans,
hospitalisée depuis de longs mois dans un hôpital messin. C'est la
chambre d'un petit bout de femme en souffrance dans ce corps décharné
et couvert d'escarres. Son insouciance d'adolescente a été rattrapée
par la maladie. Pour se présenter, elle préfère ne rien dire, son corps
justifie sa présence et son état d'esprit. Elle observe simplement le
regard que je lui porte, un regard ahuri. Un regard qui au plus profond
d'elle-même la conforte et lui permet de porter haut l'étendard de son
anorexie. Alors elle sourit, et sans plus attendre, elle ouvre le
tiroir de sa commode et sort une photo. « Ca va mieux, là j'étais encore aux soins intensifs ».
Elle s'est prise en photo et comme un vieux souvenir qu'on aime
partager, elle s'exhibe au milieu de ces tuyaux qui la nourrissent et
la réhydrate.
Juste un coup de pub
Déjà deux ans d'aller-retour à l'hôpital : est-ce que cette galère va enfin se terminer ? Elle n'avait pourtant rien
décidé : pas de carrière de mannequin en vue, encore moins une franche
envie de renter dans un 34. Et quand on lui dit qu'elle serait
nettement plus jolie avec quelques kilos en plus, elle sourit. Peu
importe. Sa détresse est loin de ces futiles considérations. C'est la
maladie qui ronge son existence et seul un médecin, un soutien
thérapeutique et familial peut la sauver.
A quoi bon coller cette affiche sur les murs pour prévenir, c'est tout
un environnement qui fait naître la maladie. Mettre au rang de star
cette jeune fille, en la faisant vivre par cette image, c'est dangereux
pour elle. Mais aussi, c'est à toutes les malades qu'elle fait du tord,
en leur rappelant un poids trop lourd à porter. Comme le l'expliquait
le professeur Marcel Rufo, ancien directeur de la Maison de Solenn, dans un entretien à L'Express (27 septembre 2007) : «
On peut accuser la mode mais cela ne fera pas baisser le nombre de cas
d'anorexie, parce que ce n'est pas l'image qui crée la maladie. Toutes
les filles veulent maigrir. Mais 1,5% sont anorexiques : c'est une
maladie de l'image de soi ».
Ainsi cette campagne marquée du sceau du voyeurisme sur fond
d'alibi sanitaire, destinée à sensibiliser les adolescentes les plus
fragiles est une pub, un simple coup de pub.
Toutes les jolies filles que l'ont voit a la télé, ne sont pas la réalité, des professionnels créait la perfection que nous essayons d'égaler mais qui n'existe pas!! Il joue avec nos vies en nous faisant croire que l'on peut être comme elle alors qu'il s'agit de nombreuses heures de travail !
Lorsqu'on se fait vomir, d'abord on brûle tout son oesophage et on abime les dent. On a mauvaise haleine et l'acide dans la bouche abîme les doigts.c'est aussi très mauvais pour son estomac et son mécanisme(à l'entrée de l'œsophage il y a une espèce de petite porte qui s'ouvreet se ferme au besoin et quand on vomit on dérègle le fonctionnement de cette porte
est
une personne qui a perdu l'appétit et qui ne mange plus parce qu'elle ne
peut plus , cela arrive notamment à cause de maladies, de dépression, mort d'un proche, changement dans la famille...
Une personne victime d' anorexie mentale :
est
une personne qui se refuse à manger , et qui ne mange plus ou qui
réduit son alimentation à de très faible doses de nourriture par soucie
d'esthétique et des problèmes psychologique, elle se torture l'esprit
et est obsédée par l'envie de baisser ce chiffre qu'elle voit sur la
balance et est parfois victime d'influences pro ana
Une pro ana :
est
une personne qui prône l'anorexie et place celle -ci au dessus de tout
, elle en fait un mode de vie alors que l'anorexie est véritablement
une maladie, elle incite les gens à devenir anorexique et utilise des
stratagèmes afin d'amener ces personnes à maigrir le plus possible... Ce
qu'elle fait est moralement et pénalement condamnable ...
Une anorexique
[ce terme s'emploie pour désigner à la fois une anorexique mentale et
une anorexique] n'est pas la même chose qu'une pro-ana , l'anorexique
subit sa maladie même si elle ne l'admet pas , elle est souvent sous
l'influence de pro-ana , les pro ana étant des personnes qui amènent
des jeunes filles à devenir anorexiques et à magrir de plus possible..
ou qui donnent des conseils aux anorexiques pour sombrer encore plus
:malheuresement ces 2 types de personnes sont souvent confondues ...
I. Pas d'inquiétude !
Votre enfant est normal comme le prouvent l'examen clinique et le bilan effectués.
II. Ne le forcez pas !
En aucune circonstance et sous aucun prétexte, vous ne devez forcer votre enfant à manger plus qu'il n'en a envie.
III. Ne le félicitez pas !
Il ne faut pas féliciter votre enfant s'il mange. Manger n'est pas une
vertu, c'est un privilège. On mange pour se nourrir, et non pas pour
faire plaisir à maman ou papa...
IV. Pas de faveurs !
Apportez à l'heure du repas en famille le plat. Chacun est servi à son
idée. Si l'enfant n'aime pas tel ou tel plat, offrez lui une part
symbolique sans le forcer à y goûter ou rien du tout à votre guise.
Surtout, ne remplacez pas le plat refusé par un autre cuisiné
uniquement à son intention. A vous de préparer pendant les quelques
jours de traitement des mets qu'habituellement il aime, même s'il
s'agit tous les jours du même plat.
V. Ne faites pas durer !
Il ne mange pas !Le repas ne doit pas durer plus d'une demi-heure. Ne
laissez pas votre enfant mâchonner et ruminer pendant des heures son
petit morceau de viande ou de légumes. Ne le forcez pas à terminer son
plat. Même si l'assiette est encore pleine, retirez-la après 10 minutes
sans faire de commentaires et sans prendre une mine désolée,
consternée, énervée, dépitée, ennuyée, contrariée, excédée, déprimée...
Imaginez qu'une caméra vous filme et que vous devez jouer la comédie.
"Le spectacle continue..." chez les gens de la balle même en cas de
problèmes personnels importants.
L'ordre "logique" conventionnel : entrée - plat - dessert n'est pas obligatoire pour l'enfant.
VI. Pas d'assiettes trop remplies
Pour les petits appétits, mettez peu de chose dans l'assiette (1, 2 ou
3 cuillères à café de viande et de purée...), quitte à resservir après
si votre enfant réclame. Une assiette pleine est pénible à voir
lorsqu'on a peu faim. Vous devez mettre l'enfant en position active de
"demandeur" s'il désire encore du plat plutôt qu'en position passive.
VII. Rien entre les repas
Ne donnez rien à manger à l'enfant entre les repas. Vous pouvez par
contre appliquer la "clause de sécurité" qui consiste à laisser
traîner, mine de rien, des aliments dans la cuisine ou le réfrigérateur
(fruits, fromages, radis, tranches de jambon etc...) que l'enfant
pourra "chaparder" à votre insu (pseudo-insu bien entendu...).
L'instinct se réinstaure ainsi en dehors de tout problème d'obéissance
ou de capitulation.
VIII. No comment
Ne faites jamais d'observation ni de commentaires devant l'enfant sur
son appétit. Pas de punition s'il ne mange pas ! Pas de récompense s'il
mange ! Effacez devant lui le problème de l'alimentation. N'en parlez
plus. Ne lui montrez pas que cela vous chagrine ou vous énerve s'il ne
mange pas. Si vous êtes excédée, allez passer votre crise de nerf dans
la pièce à côté...!
IX. Gare aux conseils farfelus
N'écoutez pas les conseils farfelus, contradictoires et désordonnés de l'entourage.
X. Pas d'excès
N'oubliez jamais qu'on mange beaucoup trop : la fréquence de l'obésité,
de l'hypertension artérielle, de l'athérosclérose en est la conséquence.
C'est l'enfant qui mange trop que l'on devrait emmener chez le médecin
et non pas celui qui se contente de peu et se développe normalement.
Ce n'est pas parce que l'on mange peu que l'on grandit lentement ; c'est parce que l'on grandit lentement que l'on mange peu...!
Si vous suivez ces 10 commandements, il se passera la chose suivante :
pendant quelques jours, l'enfant ne mangera que ce qu'il préfère
(dessert...!) et refusera viande et légumes. Parfois, il ne mangera
rien du tout ou grignotera un petit bout de pain. Ne vous affolez pas.
Il faut tenir. Votre enfant ne tombera pas malade.
Après 3, 8 ou 15 jours, si vous suivez bien ces conseils, il mangera
selon ses besoins et le cercle vicieux de la "Table Infernale" sera
interrompu.
Un Blog qui parle de tout ce qui concerne l'anorexie, cela va de l'anorexie mentale au pro ana. Allez y faire un tour, il vaut le coup et nous ouvre les yeux sur la souffrance de toutes ces jeunes filles ou même hommes victimes de l'obsession à la maigreur.